Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Periberry

Ethnologie, Berry, Périgord, Auvergne, Bergerac, Dordogne, Loire, tradition orale, mémoire paysanne, recherche sur le paysage, randonnées pédestres en Auvergne et Pyrénées, contes et légendes, Histoire.

Dans le canton de Cadouin en 1912

J’ai découvert l’édition de la Monographie des communes du canton de Cadouin telle que rédigée par les instituteurs des communes du canton en 1912. Si j’ai bien compris, cette monographie locale a été dressée à l’identique dans toutes les communes de l’arrondissement de Bergerac « pour servir à l’enseignement de l’histoire et de la géographie locales ». Chaque commune est présentée, son originalité c’est d’être une photographie à la fois du paysage et de l’activité économique à la veille de la Grande Guerre.

A  cet égard c’est un document d’une très grande richesse. Chaque commune est balayée avec des  cartes postales, un plan et un texte plus ou moins long. Il est de onze pages pour Molières et seulement de deux pages et demi pour Pontours. Constat assez général à tout le canton en 1912, de très grandes zones naturelles incultes. On est alors dans une période héritière de la crise du phylloxéra avec le recul des métairies viticoles qui ont été en partie abandonnées et sont souvent en vente. Dans toutes les communes alors on cultive le tabac, plante privilégiée de la plaine de Calès. L’instituteur de Calès note par ailleurs que l’activité de pêche dans la Dordogne est particulièrement lucrative. On rêve aujourd’hui… « Des milliers de quintaux de poissons s’expédient chaque année à Bordeaux, Limoges : goujons, anguilles, barbeaux, carpes, etc. abondent  dans notre rivière. » La commune de Cussac, aujourd’hui disparue (fusion avec Le Buisson)  est une des plus petite du secteur.
On trouve sous la plume de l’instituteur de Cussac cette phrase bien dans le ton de l’époque : « Cussac récolte à peu près le blé qu’il faut et les autres affaires nécessaires à son alimentation. » On ne s’interrogeait pas alors sur la nécessité de réfléchir à consommer les produits de proximité pour lutter contre les rejets de CO². Puisqu’on consommait toujours local. C’est à Molières que l’instituteur note l’effort particulier pour reconstituer le vignoble détruit. « Pour refaire nos vignes détruites par le phylloxéra, l’herbemont et l’othello ont été surtout employés ; depuis quelques années l’on plante aussi beaucoup d’hybrides
. »

 

* A-t-on d’autres témoignages sur les monographies communales de 1912 dans l’arrondissement de Bergerac ? Cette initiative a-t-elle été conduite dans d’autres régions de France ?

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos


Voir le profil de Bernard Stéphan sur le portail Overblog

Commenter cet article