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Ethnologie, Berry, Périgord, Auvergne, Bergerac, Dordogne, Loire, tradition orale, mémoire paysanne, recherche sur le paysage, randonnées pédestres en Auvergne et Pyrénées, contes et légendes, Histoire.


Saint-Agne

Publié par Bernard Stéphan sur 19 Septembre 2018, 19:56pm

Catégories : #Histoire, mémoire vivante

Le chevet de l'église et le lavoir. (Ph.BS)

Mots d'Oc/ Villages d'Oc/ Saint-Agne.- Le village de Saint-Agne, dans la vallée de la Dordogne est entre la rivière (sur le rive gauche) qui fait sa limite nord et une terrasse alluviale au sud. 

On a attribue la fondation du village à la présence d'un prieuré, au XIIIè siècle, voué au culte de l'évêque Saint-Aignan, évêque d'Orléans au Vè siècle évangélisateur et combattant. Il aurait été à la tête de la résistance d'Orléans face aux attaque d' Attila et ses Huns. On doit les sources au témoignage de Sidoine Appolinaire. A cet égard l'église, au centre du bourg, est un bâtiment composite, elle même appartenant jadis à ce qui fut un prieuré, avec un portail gothique assez monumental ouvrant sur une place récemment rénovée.

Le portail de l'église (Ph.BS)

Cette église révèle une originalité. Il faut la chercher dans les détails. En effet il s'agit de graffitis sous forme de gravures discrètes, sur le mur extérieur, côté gauche par rapport à la façade. Il s’agit de marques de poinçons dessinant plusieurs figures géométriques dont un triangle et deux carrés, l'un enchâssé dans l'autre.

Les fameux graffitis (Ph.BS)

Cette figure est bien mystérieuse. Plusieurs hypothèses sont à l’œuvre pour tenter une explication. Première hypothèse : il pourrait s'agir d'une marque templière. Les Templiers ont été présents dans le Périgord entre 1129 et 1312 fondant de nombreux établissements dont des commanderies, mais aussi des églises et prieurés. C'est ainsi qu'ils furent très présents à Domme et ont laissé des graffitis dont certains présentent les mêmes marques de poinçons que les graffitis de Saint-Agne. Deuxième hypothèse : une marque de tailleurs de pierre ou de maître bâtisseur. Chaque artisan laissait ainsi une signature sur la pierre, signature distinctive souvent sous la forme de figures géométriques.

Poursuivant la visite du bourg de Saint-Agne, à voir à l'arrière du chevet de l'église, au bas de l'escalier qui conduit vers une rue basse la fontaine à double cannelure qui alimente ce qui fut un vaste lavoir.

La fontaine à double cannelure. (Ph.BS)

Parmi les lieux-dits de la commune au racines occitanes on trouve La Bouradou (pourrait être l'évolution de bouffadou ou buffadou, le lieu où souffle le vent), Le Petit Cérou (de cérou ou ceiro pour désigner la grive traîne), Les Viradis (du verbe virar ou birar, tourner, virages), Le Russac (composé de rus pour ruisseau ou combe et du suffixe ac qui renvoie à une fondation gallo-romaine).

Le lavoir. (Ph.BS)

La toponymie du village renvoie au saint-patron, Saint-Aignan. Avant 1930 le village s'appelait Saint-Aigne. Les habitants sont les agnolais et les agnolaises.. Dans son acception occitane le toponyme s'écrit SENT ÀNHAN et se prononce shent'agno.

*  Cette chronique est un rendez-vous hebdomadaire de RVB (Radio Vallée Bergerac) diffusé sur 96,3 MHZ à Bergerac et alentours durant la saison 2017-2018.

 

 

 

 

 

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