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Biron

par Bernard Stéphan 4 Avril 2018, 10:04 recherches sur le paysage

Dominant le village, le château aligne plusieurs siècles de constructions. (Ph.BS)

Mots d'Oc/ Villages d'Oc/ Biron.- Aujourd'hui nous faisons une nouvelle incursion dans le sud du Périgord aux limites du haut-Agenais, à Biron. C'est une commune frontière là où, selon l'usage les habitants sont dit « meita chi, meita porc » c'est à dire pas bien de chez nous, mais pas bien du département voisin. Petite commune, joli village rénové au pied d'un vaste château qui se dresse sur un butte. Le château de Biron est un ensemble monumental construit au long de six siècles.

Vue de la première cour intérieure du château. (Ph.BS)

Il est une des quatre baronnies du Périgord. Ces barons étaient suzerains du comte du Périgord et les quatre porteurs du siège de l'évêque. Ces quatres baronnies sont Beynac, Mareuil, Biron et Bourdeilles. Propriété des Gontaud-Biron pendant plusieurs siècles, ce château fut marqué par la figure de Charles de Gontaut, duc de Biron, Maréchal, accusé de conspiration contre Henri IV, décapité dans la cour de la Bastille le 13 juillet 1602. La légende veut que chaque année, le 13 juillet à minuit, une silhouette blanche portant une tête sous un bras ère en silence sur les remparts. C'est dit-on le fantôme de Biron (lo torno de Biroun, de torno, torne : le revenant). Il en est resté une complainte de Biron interprétée par le groupe Garolou.

Depuis la seconde cour intérieure, la loggia qui ouvre sur le paysage du sud du Périgord. (Ph. BS)

Véritable décor naturel, le château a servi d'environnement à des tournages de film dont la Fille de D'Artagnan en 1994 avec Sophie Marceau et Philippe Noiret, mais aussi Le Capitan d’André Hunebelle, Le chevalier de Pardaillan de Bernard Borderie, Les Visiteurs 2 de Jean-Marie Poiré, Jeanne d’Arc  de Luc Besson et un épisode de la série Nicolas Le Floch de Nicolas Picard-Dreyfus.

Le monument au mort est illustré des plaques émaillés portant les mots des habitants qui ont réfléchi sur la paix et la guerre. (Ph.BS)
Une des nombreuses plaques apposées sur le monument aux morts de Biron. (Ph.BS)


On notera l'originalité du monument aux morts, sur la place du village, à proximité de la petite halle. Ce monument restauré il y a peu par un artiste allemand est voué à la paix. Les habitants ont été invités à répondre brièvement à une question sur le thème de la paix, chaque réponse a été gravée sur des plaques en fer émaillé qui sont apposées sur le monument.

La vaste cuisine du château. (Ph.BS)

La toponymie de quelques hameaux de la commune de Biron renvoient à notre langue d'oc. Ainsi La Jasse (de l'occitan jas, abri, refuge, lieu pour dormir). On trouve aussi le lieu-dit La Tuque (de l'occitan tuco, du limousin tucol, pour le sommet, la butte, le haut du tertre). Le toponyme L'Oustal rouge renvoie à la maison rouge, quand au lieu-dit Baliste il fait écho au nom commun occitan balisto pour fermier.

Le toponyme Biron pourrait être issu d'un patronyme gallo-romain, Birus. Il peut également être issu d'une racine pré-indo-européenne (vir-) évoquant un cours d'eau. Dans sa forme occitane il s'écrit Biront et se prononce [bi’rũn] (biroun).

* Cette chronique est un rendez-vous hebdomadaire de RVB (Radio Vallée Bergerac) diffusé sur 96,3 MHZ à Bergerac et alentours durant la saison 2017-2018.

Récemment restaurée, l'église du village. (Ph.BS)

 

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